Obsession sélection
L’année prochaine je passe un test au PSG, et franchement, ça me met une grosse pression. Mais le plus dur ce n’est même pas le club, c’est la pression que me met mon oncle.
Depuis qu’il sait pour le test au Paris Saint-Germain, il ne parle presque que de ça. À chaque entraînement, il me dit de me donner à fond, de ne pas lâcher, que c’est une chance que je n’aurai peut-être qu’une fois dans ma vie. Je sais qu’il veut que je réussisse et qu’il fait ça pour moi, mais parfois j’ai l’impression qu’il en attend trop.
Il me dit souvent d’arrêter de courir après les filles ou de voir trop mes amis. Sa grande phrase c’est : « Garde la tête froide, pense à tes objectifs. Les relations, ça peut attendre. » Il aime aussi me rappeler que si je deviens quelqu’un de solide, qui n’est pas distrait, les filles et le succès viendront à moi.
Pour lui, il faut que je me concentre uniquement sur moi, sur l’école, et surtout le sport pour que le succès et les bonnes relations arrivent. Quand on oncle me dit ça, ce n’est pas forcément pour me priver ou me punir. C’est plutôt une façon (parfois un peu stricte) de dire : « Ne te laisse pas distraire trop tôt, construis d’abord ta base. » Mais je ne sais pas s’il me dit vraiment ça pour mon bien.
Je veux réussir, bien sûr. Je veux donner le meilleur de moi-même pour ce test au PSG. Mais j’aimerais le faire pour moi, pour mon rêve, et pas seulement pour répondre aux attentes de mon oncle.
Parce qu’au fond, pour réussir vraiment, j’ai besoin de confiance, pas seulement de pression.
Par Mamadou, 16 ans, lycéen, Pontoise
Crédit Unsplash
À lire aussi…
Mon père a toujours voulu faire de moi un guerrier, par Rayan, 14 ans. Rayan pratique la boxe anglaise. Il aime les valeurs de ce sport mais aussi l’idée de prendre la relève de son père. Et de susciter la fierté de sa mère.