Nadia J. 07/12/2022

Mayotte : pas d’argent, pas de considération

D’origine comorienne, Nadia a grandi à Mayotte dans le dénuement le plus total. Aujourd’hui, elle s’accroche aux études, sa porte de sortie de la pauvreté.

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05/12/2022

Nos foulards, leurs regards

Elles ont choisi de porter le voile, et elles l’assument. Mais c’est une décision qui ne se prend pas sans appréhender les regards et les remarques. De quoi faire hésiter, mais pas renoncer celles qui sont déterminées à porter ce foulard tant critiqué… Même si une fois le pas franchi, le voile provoque un flot de réactions difficiles à encaisser, surtout quand on a à peine 20 ans. C’est pour ça qu’Alia n’arrive pas à franchir le pas. Myriam, elle, l’a fait, et a décidé un jour de se voiler. Nas aussi, mais aujourd’hui elle désespère face aux regards insistants et aux intimidations répétées. Pour Alisa, le constat est même alarmant : elle ne trouve plus de travail depuis qu’elle porte le voile. Seul garçon de cette série, Oun raconte à quel point il se sent impuissant face à l’islamophobie dont sa sœur est victime à l’université.  La rédaction

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18/11/2022

Ma cité, mon terrain de foot

Quatre ans après le sacre de l’équipe de France, début aujourd’hui du Mondial de foot, au Qatar. Une Coupe du monde 2022 très critiquée, secouée par des scandales politiques, sociaux, et écologiques : des stades climatisés construits au milieu du désert, des accusations de corruption, d’atteintes graves aux droits humains, et des conditions d’attribution obscures. En réaction, les appels au boycott se multiplient : le monde du football n’aura jamais été autant remis en question. C’est peut-être l’occasion de le repenser ? Et de rappeler que, loin des projecteurs, c’est souvent dans la rue que tout commence. Parce qu’il n’y a pas que les évènements pro, ou les clubs. Loin des stades et des contrats, Ahmed, Djawed, Kadiatou et les jeunes de l’équipe de l’ASLCV de Caen jouent aussi au foot. Mais en bas de chez elle et eux. Dans leur cité, dans leur quartier. Avec leurs ami·es et leurs voisin·es. Soudés et motivés, les jeunes de l’ASLCV de Caen sont fiers : leur club de quartier compte plus que les clubs pro. Le foot avec les règles de la street, c’est même plus beau d’après Djawed : parce qu’on est plus libre. Plus libre, mais seulement si on a un endroit où jouer. Pour Ahmed et ses potes, il faut d’abord trouver le terrain idéal, sinon s’adapter. Quant à Kadiatou, faire du foot dans sa cité, c’est d’abord balayer les clichés et prouver que les filles sont tout aussi légitimes sur les terrains. La rédaction

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02/11/2022

Jeux vidéo : le sexisme a tué le game

Les femmes représentent 47 % des personnes qui jouent aux jeux vidéo en France. Parmi elles, 77 % ont déjà reçu des remarques discriminantes. 59 % des gameuses cachent d’ailleurs leur genre lorsqu’elles jouent. Justine joue, et elle adore ça. Sauf que, pour être tranquille, elle ne joue qu’avec des gens qu’elle connaît, jamais avec des inconnu·es. Kevin, lui, en a marre d’assister au harcèlement de toutes les gameuses qu’il croise en ligne.   La rédaction

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24/10/2022

Nos parents, nos (contre) modèles

Qu’on veuille leur ressembler ou au contraire s’en distinguer, nos parents participent souvent à notre construction identitaire. Ils sont parfois nos premiers modèles. On hérite de leurs visions du monde, de leur style, de leurs passions, qu’ils nous transmettent parfois comme un trésor secret. Une transmission qui traverse les générations. Qui peut nous rapprocher, ou bien nous éloigner. Mais qui nous construit. À travers leur collection de mangas, Ylian et son père ont construit une relation complice et privilégiée. Bilel, lui, a toujours admiré sa mère gameuse : elle lui a tout appris sur les jeux vidéo. En adoptant la culture métal et gothique de sa famille, Selena a trouvé un moyen de s’épanouir et de s’affirmer, mais elle s’est aussi confrontée aux regards et moqueries des autres. Le père de Matisse l’a initié à la boxe très tôt : c’est devenu leur seul langage commun. Quant à Sarah, elle renie l’héritage artistique de ses parents, qui représente trop de mauvais souvenirs.  La rédaction

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19/09/2022

Migrants, pour combien de temps ?

Du départ sur la route à l’arrivée dans le pays d’accueil, les incertitudes se succèdent pour les personnes exilées. Poursuivies par la police, soumises au bon vouloir des passeurs puis des administrations, elles ne sont pas sûres d’arriver un jour, ni d’être définitivement régularisées et de réussir à mener une nouvelle vie.  Burhanuddin aurait pu tomber à n’importe quel moment lorsqu’il a traversé deux continents, suspendu à des voitures. Sans les associations, Adama serait resté à la rue. En arrivant à la gare, Ahmed ne savait pas où aller, avant de croiser la route d’une généreuse inconnue. Même installé depuis deux ans en France, Oumar redoute le contrôle de police qui le mènera à l’expulsion. Quant à Sarabelle, désormais hébergée et scolarisée, elle ne sait pas si elle reverra un jour sa mère. La rédaction

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29/08/2022

La nuit devant nous

La nuit, on rêve, on sort, on dort, on s’aime, on se repose, on s’explose. La nuit, on s’échappe. Du quotidien, du contrôle parental, des interdits, des normes. L’euphorie des premières boîtes et des premières cuites, les rencontres inattendues, les folies jusqu’au petit matin… Des moments hors du temps qui rendent la vie plus intense, entraînant parfois des comportements à risque. Et la découverte de ses limites. À Mayotte, Maëlle fait le mur pour aller à ses premières soirées, malgré les mises en garde et le danger. Paula a grandi au calme de sa campagne, et découvre l’effervescence de la fête lors de son Erasmus en Pologne. À la fac, Jason s’est mis à tester toutes les drogues, ultra-accessibles la nuit, en teuf. En soirée, Salimata s’est créée une « double identité », et a fini par développer des TCA (troubles du comportement alimentaire). À contre-courant des injonctions faites aux jeunes, Diane ne boit pas, ne fume pas, ne couche pas quand elle sort le soir… et le vit bien. La rédaction

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13/07/2022

Voyages, voyages

On dit que les voyages forment la jeunesse, ils peuvent aussi former ou déformer des parcours de vie. Après deux ans compliqués par la crise du Covid, il est de nouveau permis de rêver : on part où cet été, cette année ou pour toujours ? Depuis Marseille, Malak rêve de sa vie à Dubaï pendant qu’Alvinn découvre la France en TER. Arnaud, lui, c’est grâce à son permis qu’il s’est aventuré loin de chez lui. Eva a tout misé sur son voyage seule en Australie pour en apprendre plus sur la vie. De retour à Bordeaux après un Erasmus en Irlande, Chloé a pris conscience de ses capacités, mais aussi de ses privilèges. La rédaction

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06/07/2022

Footballeuses : encore loin du but

Coup d’envoi de l’Euro de foot féminin en Angleterre ! Seize équipes, seize pays vont s’affronter jusqu’à la fin du mois de juillet. Les Allemandes ont régné pendant vingt-deux ans sur le foot féminin européen, mais ce sont les Néerlandaises qui sont les tenantes du titre. Et, cette année, les Bleues partent favorites ! Cela ne fait que trente ans que l’Euro de foot féminin existe (vingt ans seulement pour la Coupe du monde féminine…). Même si le nombre de licenciées en club a été multiplié par deux en dix ans (197 779 en 2022 contre 81 153 en 2011), dans les cours de récré ou les clubs, la pratique du foot par les filles n’est pas encore complètement normalisée. Niyah, Evelyne, Binta et Olivia sont footballeuses. Evelyne et Binta ont du se battre pour pouvoir pratiquer ce sport. Tout le contraire d’Olivia, soutenue depuis le début par sa famille, son coach, et même les garçons de l’équipe dans laquelle elle a joué pendant cinq ans. Niyah, elle, a découvert qu’une équipe de filles, ça ne veut pas forcément dire sororité. Mais compliqué d’aller s’entraîner ailleurs quand le foot féminin reste encore minoritaire. La rédaction Crédit photo Pexels // CC RF._.studio

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27/06/2022

Enfances placées

Placer un enfant, c’est une mesure censée le protéger. D’un parent violent, défaillant, d’un foyer insalubre ou d’une situation de danger imminent. Mais ce placement peut être vécu comme un déchirement, une ingérence des services de l’État. Des fois, c’est la famille qui prend le relais, celle qui tient encore la route. D’autres fois, ce sont des inconnu·es, celles et ceux qui forment ces fameuses familles d’accueil. Certaines sont loin d’être à la hauteur. D’autres deviennent de vrais foyers, de vrais refuges. Mais les enfants de l’aide sociale à l’enfance restent, pour la plupart, marqué·es à vie par ce qu’elles et ils ont vécu. La mère de Léa a décidé du jour au lendemain qu’elle ne voulait plus s’occuper de ses enfants. Sa fille a vécu son placement comme un abandon. Léna, elle, n’a jamais compris pourquoi on l’arrachait à sa mère. Alors, avec son frère, elle et il ont fugué du foyer dans lequel on les avait envoyé·es. Bob, lui, a été recueilli avec d’autres jeunes chez une dame, qui les a maltraité·es. Victoire était la fille d’une de ces « mamans d’accueil », elle en a souffert pendant toute son enfance. Enfin, pour Beni, c’est son grand frère qui l’a recueilli, pour fuir le logement insalubre dans lequel il vivait avec sa mère.   La rédaction

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09/06/2022

Hommes de ménage : corvéables sans merci

Les hommes de ménage, comme leurs collègues femmes, sont des travailleurs invisibles souvent confrontés au mépris. Celui des usagers et usagères qui font semblant de ne pas les voir lorsqu’ils nettoient leurs locaux à l’aube. Celui de leurs patrons, qui les emploient au SMIC pour des contrats courts, en horaires morcelés et souvent à temps partiel. Mais aussi celui de l’État qui, bien qu’il ait reconnu leur rôle essentiel lors de la crise sanitaire, a préféré encourager le versement de primes plutôt que de permettre une hausse globale des salaires. Les métiers du nettoyage sont rarement un choix. Ils sont souvent une voie par défaut, souvent choisie par les personnes issues de l’immigration et peu diplômées. Quatre jeunes adultes témoignent. Abdoul Brice espérait mieux en commençant une nouvelle vie en France. Il cache son activité à sa famille restée au pays. Pour Issa, les remarques condescendantes et les réflexions blessantes sont difficiles à vivre, mais il reste fier d’exercer un métier utile. Quant à Steph, la dureté de ses conditions de travail lui a donné envie de changer d’activité. Jean, enfin, dénonce les injures et le manque de soutien de son ancien patron. La rédaction

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