Samuel R. 13/05/2022

À 14 ans, je voudrais participer aux élections

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Mineur, Samuel se passionne pour les élections de 2022. Il regrette que peu de ses camarades au collège s’intéressent à la politique. 

Les élections législatives de 2022 approchent à grand pas. Parfois, j’ai l’impression que tout le monde s’en moque autour de moi. Au collège, on n’évoque presque pas les élections, à part pour pour blaguer sur Zemmour et le comparer à Hitler.

Personnellement, je m’intéresse aux sujets du moment : la crise sanitaire et économique, l’écologie, les djihadistes au Mali, l’augmentation du prix du pétrole, les tensions à l’est de l’Europe avec la Russie… J’aime suivre les débats politiques à la télé, regarder les politiques défendre leurs idées avec conviction, sentir aussi leurs émotions – y compris quand ils s’engueulent !

À la maison, les discussions politiques ne sont pas super fréquentes. Mais quand mes parents en parlent à table, il peut arriver que je me mêle à la conversation politique. Je trouve cela très intéressant. On parle un peu de tout : des programmes, des candidats, des événements de l’actualité…

Je m’intéresse au monde qui nous entoure.

Mes parents et ma famille ne sont pas du tout étonnés de me voir m’intéresser à ce genre de conversation, car je suis curieux. Je m’intéresse à la vie quotidienne et au monde qui nous entoure. Dans ma famille, tout le monde vote. J’aimerais bien avoir le droit de vote, et participer aux élections. Comme moi, mes parents considèrent l’élection comme un événement important.

Moi, je ne comprends pas pourquoi des gens s’abstiennent de voter : choisir celles et ceux qui vont nous gouverner pendant les cinq prochaines années, cela devrait être essentiel pour tout le monde !

D’un autre côté, je me demande si cela serait utile que les moins de 18 ans puissent voter. Si les jeunes de mon âge participaient, est-ce qu’on ne serait pas très influencés par le vote de nos parents ? Est-ce qu’on ne voterait pas comme eux ? Ce serait logique : ce sont nos parents qui nous éduquent, leur parole compte pour nous, on leur fait confiance… De plus, je vois bien qu’à la maison, mes parents parlent plus facilement des candidat qu’ils préfèrent, ils regardent davantage la télé quand ils sont interviewés, etc. Si bien que je me sens très imprégné par leurs idées.

Samuel, 14 ans, collègien, Grenoble  

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