Nolan R. 01/09/2023

Un nouveau monde dans mon petit village

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Nolan a fait un stage dans un restaurant gastronomique dans son village. Des plats au vocabulaire, tout était nouveau pour lui.

Le restaurant est au-dessus du village, il est à 500 m de là où j’habite. Ça fait un peu ancien, mais beau. Les murs sont marron et jaunes avec plein de tableaux, le sol c’est des tapis et du carrelage, et il y a une grande porte en métal. À l’intérieur, c’est très lumineux avec une grande cave à vin et un bar. Sur la terrasse, il y a de grands parasols orange, beaucoup de fleurs et, au milieu, un grand bassin avec des carpes koï.

Tout était nouveau. L’ambiance, le rythme (il fallait faire tout vite et bien) et le personnel, que je n’avais jamais vu alors que je vis au même endroit. Certains venaient du village, d’autres d’ailleurs. Même les gens qui venaient manger, je ne les avais jamais vus, à part deux ou trois personnes. C’était un nouveau monde.

Ma première fois dans un gastro

Je vis dans un petit village vraiment perdu de 500 habitants, dans les Ardennes. Je suis dans la filière de l’hôtellerie, plus précisément dans le service. Durant mon année scolaire, j’ai dû effectuer mon stage dans un restaurant pas très loin de chez moi. C’est un restaurant gastronomique. Les menus étaient à partir de 35 euros, ça pouvait monter jusqu’à 75 euros. Je n’étais jamais entré dans un gastronomique avant. Je ne vais d’ailleurs pas beaucoup au restaurant.

La première fois que je suis rentré, c’était pour mon entretien. Dedans, j’étais étonné de voir que la déco était aussi ancienne car de l’extérieur on ne croirait pas. Tout le personnel était super jeune, ils avaient tous entre 17 et 30 ans. J’étais super stressé. Je ne savais pas à qui m’adresser et s’ils allaient être gentils… Je ne savais pas trop comment faire. À l’école, ce n’est pas pareil que dans un vrai restaurant.

Le premier jour de mon stage aussi j’étais dans un stress total. Limite, je n’arrivais même pas à parler, mais ils m’ont tout de suite mis à l’aise et ont commencé à m’appeler avec un surnom. Au fur et à mesure, je me suis intégré et il m’ont adopté.

Des légumes aux noms bizarres

On n’est jamais allé aussi vite que dans les grands services. Je devais bien savoir la carte pour bien conseiller les clients. Le premier jour, un client m’a demandé c’était quoi le plat de la semaine et je n’ai pas su répondre. Cette question était assez dure pour moi, mais deux semaines après, j’y arrivais !

Il y avait des mots que je n’arrivais pas à retenir. Des fois, les légumes avaient des noms bizarres difficiles. Il y en a un, c’était un légume noir, je n’arrive même plus à me souvenir du nom. J’ai aussi découvert le ris de veau, et ça j’ai goûté ! Ça va, c’était bon, mais je n’en mangerais pas tous les jours.

Un mardi soir, c’était mon plus gros et dur service. On n’était que trois serveurs pour soixante clients, on a couru partout, j’étais en stress. Le temps que le chef de rang prenne les commandes et prépare les boissons, moi je faisais la mise en place et l’autre serveuse débarrassait et envoyait les plats. La mise en place, c’est quand on change de couvert et que l’on remet du pain et de l’eau sur les tables. Ce soir-là était difficile, car je n’allais pas assez vite, et il fallait que je redresse six, sept tables à la fois.

Plus tard, j’aimerais découvrir d’autres nouveaux mondes dans de plus grandes villes, dans d’autres pays. Je ne veux pas rester dans un village. J’aimerais bien découvrir d’autres types de restauration et d’autres restaurants. Et voyager.

Nolan, 15 ans, lycéen, Ardennes

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