Frontières

Entre mars et juillet 2018, nous avons déployé nos ateliers d’écriture auprès de 400 jeunes dans une trentaine d’établissements parisiens : des collèges, des lycées municipaux, des structures d’accueil de l’Aide sociale à l’Enfance, des foyers de jeunes migrants et autres associations parisiennes d’accueil de jeunes.
A la suite du projet sur les précarités, nous leur avons proposé de s’exprimer sur le thème des frontières. Chacun selon son histoire s’est emparé de ce mot à entrées multiples. Ce sont les frontières géographiques qui se traversent par tous les moyens, qui obligent à tracer la route, coûte que coûte, au prix de la vie parfois ; les frontières sociales, celles qui tracent des territoires dans la ville comme dans les têtes, quartiers à vivre ou à étudier, quartier de riches ou de pauvres, de Blancs ou de Noirs ; les frontières entre générations, entre parents et enfants, qui protègent ou parfois fissurent les liens familiaux. D’autres encore ont écrit sur les frontières intimes qui marquent leur quotidien, selon son genre, ses préférences sexuelles, ses situations de vies, ses troubles physiques ou psychiques…
Ces récits ont été réunis dans un recueil qui constitue de deuxième volet de notre trilogie parisienne.