Pression Pronote
Pronote prend une place importante dans ma vie.
J’y vais au moins cinq fois par jour, que ce soit pour voir mon emploi du temps, regarder le travail à faire ou vérifier si j’ai une nouvelle note. Je me connecte, puis je me déconnecte en attendant que le prof publie les notes.
L’application est remplie de cases de couleur pour chaque matière (Histoire en jaune, Maths en vert), de notes sur 6, sur 15 ou encore sur 40, de coefficients allant de 0,25 à 5, de bulletins, de graphes, d’observations, de retards et absences, de cours, de punitions… En fait, Pronote remplace de nombreux outils : l’agenda, les bulletins papiers, certains devoirs de professeurs…
Le pire avec cette appli, c’est que mes parents voient les notes avant moi. J’ai tendance à leur annoncer les bonnes notes, et à leur laisser découvrir les mauvaises quand ils consultent Pronote. C’est mon sujet principal de dispute avec eux. Ça génère de la pression à l’approche des conseils de classe ou quand ma moyenne est médiocre.
Quand je vois ma moyenne monter ou descendre, ça me met sur les nerfs et me déconcentre. Juste pour une note ! Ce qui n’est pas la fin du monde. Mais chaque mauvaise note a un goût amer. Pour le moment, c’est dur de relativiser et de se dire que « ce n’est qu’une note » et que l’on peut toujours se rattraper.
Avec Pronote, je suis ma scolarité en temps réel. C’est comme voir le cours de la bourse baisser pour un actionnaire. Plus je m’attends à une mauvaise note, plus je regarde Pronote.
Bref, Pronote, c’est comme une discipline en soi. Et j’avoue que j’éprouve un profond mépris pour cette application.
Arsène, 15 ans, lycéen, Paris
Crédit Unsplash
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S’aérer l’esprit, par Nicholas, 15 ans. L’année dernière, Nicholas a sorti le nez de ses cours pour randonner plusieurs jours en autonomie entre ados dans la forêt. Une expérience forte qui lui a permis de relativiser la pression scolaire.