Partir pour réussir
Je suis un jeune habitant de Futuna.
Sur mon île, les possibilités d’études sont limitées. À Futuna, il n’y a pas de lycée. Alors à 15 ans, j’ai dû partir à Wallis pour continuer mes études à l’internat.
Après le bac, j’ai décidé de quitter Wallis pour faire mes études à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Ce n’était pas une décision facile, car cela voulait dire laisser ma famille, mes amis et ma culture derrière moi pendant un certain temps.
Quand je suis arrivé, tout était différent. La ville était beaucoup plus grande que ce que je connaissais.
Ce qui m’a le plus surpris, c’était le nombre de voitures. À Futuna, il n’y en a pas autant. Il y avait aussi beaucoup d’immeubles, des restaurants, des personnes sans domicile dans la rue… Des choses que je ne voyais jamais sur mon île.
Au début, je devais m’adapter à une nouvelle vie. Il fallait apprendre à être plus autonome et à gérer le manque de ma famille. Petit à petit, je me suis habitué. J’ai rencontré de nouvelles personnes, j’ai appris beaucoup de choses à l’école et j’ai découvert de nouvelles expériences.
Venir étudier en Nouvelle-Calédonie m’a permis de grandir et de me rapprocher de mes rêves. Être loin de sa famille et de son île peut parfois être difficile, mais ces épreuves m’apprennent à être responsable, courageux et déterminé. Chaque effort que je fais aujourd’hui est une étape vers mon avenir.
La communauté futunienne a été un véritable soutien
La communauté futunienne en Nouvelle-Calédonie est très importante pour ceux qui arrivent de Futuna ou de Wallis. Grâce aux liens familiaux et culturels très forts, elle est véritable soutien. Les personnes déjà installées aident souvent les nouveaux arrivants à trouver un logement, à comprendre la vie ici ou simplement à ne pas se sentir seuls. J’ai pu garder un lien fort avec notre culture, notre langue et nos traditions.
Un jour, j’aimerais utiliser ce que j’aurai appris pour aider les autres et rendre fières ma famille et mon île. Je veux montrer aux plus jeunes qu’avec du travail, du respect et de la détermination, on peut accomplir de grandes choses, peu importe d’où l’on vient.
Car partir ne veut pas dire oublier son île. Parfois, partir est simplement une autre façon de continuer à la faire vivre.
Melvin, 20 ans, étudiant, Nouméa
Crédit Unsplash
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« Je n’ai pas donné mon avis sur ce départ », par Farah, 14 ans. L’adolescente a quitté le Maroc pour la France lorsqu’elle avait 9 ans. Il lui a fallu du temps pour s’adapter et s’intégrer dans la ville de Corrèze où sa famille s’est installée.