Toute la planète sport rentre dans ma poche
Mon téléphone, c’est un stade.
Un stade plus grand que le Parc des Princes, Santiago Bernabeu ou Anfield. Un stade multisports où il y a un public qui supporte toute son équipe, qui fait du bruit dans tout le stade.
On y trouve du tennis, du foot, de la F1, et du rugby. C’est un stade dans lequel je suis enfermé depuis de longues années, et duquel je ne sortirai jamais.
En fond d’écran, il y a mon idole Novak Djokovic (le meilleur sportif de tous les temps), Lewis Hamilton (mon pilote de F1 préféré), le logo de Tottenham, du PSG et du Real Madrid (les trois clubs de foot que j’aime le plus). Et au rugby, le stade français et le stade toulousain, où Antoine Dupont est le meilleur jouer.
Même si je m’intéresse à plein de sports différents, le tennis reste celui que je préfère : c’est le sport le plus difficile, mentalement et physiquement.
Alors mon téléphone me sert à envoyer des messages et communiquer avec mes coachs de tennis. Je planifie des entraînements avec eux, et on recherche des tournois pour que j’y participe. Je peux même regarder des matchs en direct si je ne suis pas chez moi.
Je scrolle souvent sur Instagram pour regarder des Reels de sport : il n’y a que ça quand j’arrive sur l’application ! Et je regarde des compétitions sur MyCanal. Bien sûr, il faut payer l’abonnement : 40 euros. C’est un peu beaucoup, mais c’est très rentable car je peux regarder tous les sports que je veux.
Mon temps d’écran peut faire peur
Il n’y a pas un jour où je ne reçois pas de notification sportive sur mon téléphone. Vraiment pas une journée où je peux m’en passer. J’ai cette habitude presque tous les jours, et je trouve que ça me va très bien. C’est une boucle temporelle, je n’en sortirai jamais.
Il y a des jours où mon temps d’écran peut faire peur, car je joue aussi à beaucoup de jeux de sport. Des jeux qui peuvent me rendre fou, mais qui peuvent aussi m’apprendre des choses.
Parfois, ma mère me gronde pour cela, mais j’essaie de lui faire comprendre que je suis un amoureux de la planète sport. Elle a quand même du mal à me comprendre. Elle me dégoûte quand elle réagit comme ça.
Mon téléphone est un stade multisports, c’est un endroit surréaliste, ma boucle temporelle. J’y tiendrai toujours.
Nolan, 15 ans, lycéen, Paris
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